Cthulhu #1 : où l’on fait connaissance avec les personnages

Vous l’attendiez ? Le voilà ! Et comme je reprends doucement, je ne vous sers (pour cette fois-ci) que la présentation des personnages. Soyez patients… Cthulhu, lui, attend depuis déjà quelques années…

Et si vous vous demandez comment j’ai préparé ma partie, c’est par là.

Le doyen convoque nos trois amis pour une affaire inquiétante : un éminent professeur, Charles Leiter, est mort dans d’étranges circonstances. Mais ce n’est pas tout ! Ont aussi disparu les Papiers en sorcellerie, sur lesquels il enquêtait ardemment, qui appartenaient à une riche famille de Providence qui les avait confiés à l’université afin de les faire expertiser. L’heure est grave car ces précieux papiers ont une valeur non négligeable et leur disparition pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la réputation de l’université prestigieuse d’Arkham. Le doyen Bryce Fallon charge donc trois de ses amis, qu’il estime pour leurs esprits acérés, leurs pouvoirs de déductions mais surtout pour leurs sens de la discrétion, de mener l’enquête avec tact : il faudra dérouler les fils de l’intrigue avec minutie…

Laissez-moi donc vous présenter Pansy Slaugther (galanterie oblige), trente-six ans, bibliothécaire à l’université, femme érudite et intelligente s’il en est, compensant sa forte carrure et son physique peu en accord avec les canons de beauté de l’époque par une étude approfondie des ouvrages qu’elle garde, surveille, materne, protège, cajole. Ceci lui a permis de maîtriser tant de disciplines différentes, et il se dit même dans les salons les plus huppés que la jeune femme serait capable, entre autres, de recoudre une double fracture ouverte tibia péroné tout en déclamant une plaidoirie (en latin classique) ayant pour but de défendre un assassin multirécidiviste pris une nouvelle fois en flagrant délit. Bien sûr, ses connaissances ne s’arrêtent pas là et il serait trop long de toutes les lister.

Vient ensuite Rowland Shea, trente-sept ans, journaliste de renom qui, comme le diraient certaines mauvaises langues, compense son intelligence moyenne par une verve et un charisme capable d’arracher aux interlocuteurs les moins loquaces les informations les plus pertinentes. D’autres prétendent, en revanche, qu’on le surprend souvent dans les différentes bibliothèques de la ville et qu’il se passionne tout particulièrement pour la psychologie. Certains l’ont même aperçu chassant les papillons armé de son 35 mm (le format de l’appareil photo). Une sensibilité incomprise ? Difficile de juger et de coller une étiquette à cette personnalité aux mille facettes qui n’hésitera pas à vous coller son poing dans la figure si elle n’obtient pas satisfaction dans la douceur.

Enfin, Zadock Klick, le benjamin du groupe du haut de ses trente-quatre ans, parapsychologue de son état, correspond presque parfaitement au cliché de l’homme exerçant une telle profession : une carrure chétive (pour ne pas dire malingre) ; un nom aux consonances étranges qui nous indique que ses parents, farfelus voire carrément bizarres, ont probablement élevé le jeune homme dans le scepticisme absolu et la remise en question permanente. En un mot comme en cent, vous l’aurez compris, s’il est parapsychologue et non pas psychologue c’est qu’il est versé dans les sciences occultes et les phénomènes inexpliqués. Ajoutez à cela sa démarche féline (plus proche de la hyène que du lion cependant) et vous comprendrez pourquoi Zadock Klick peut faire peur.

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