Lessive et spray, fais-le toi-même !

J’ai franchi le Rubicon. Certains penseront que j’ai franchi le Rubicon en prenant le parti d’utiliser une telle expression : bienvenue sur clarablablablog, le blog d’un nonagénaire qui tente de se faire passer pour un jeune loup. Eh bien ils se trompent : j’ai fait ma propre lessive et mon propre spray nettoyant. Je n’ai rien inventé mes ami.e.s, je n’ai fait que lire avec avidité le blog de Mango & Salt et suivi pas à pas la recettes ici.

Mais ta lessive elle fonctionne ?

On me demande souvent : « Mais ça fonctionne ? » Et je me demande bien ce qui pourrait ou ne pourrait pas fonctionner. C’est pour cette raison que je n’ai pas tellement eu de mal à franchir le cap car les lessives industrielles me dégoûtent, disons-le, comme il faut, car en plus d’abraser gaiement ma peau elles détruisent l’environnement en toute cordialité. Il faut tout de même que je vous avoue que je suis devenu (depuis mon arrivée à la capitale) particulièrement aware à ce qui entre en contact avec ma peau, j’ai l’impression que des petites bêtes vont se repaître de mon épiderme et festoyer jusqu’à atteindre ma chair. C’est par exemple pour cette raison que j’ai arrêté les savons liquides et ne me lave plus qu’avec du savon de Marseille (importé directement de Marseille) ; c’est d’ailleurs aussi bien plus économique. Ce même savon me sert donc aussi à fabriquer ma lessive dans laquelle je ne mets que des bonnes choses : savon de de la planète Mars (on peut aimer le rap et faire sa propre lessive, je ne vois pas où est le problème), vinaigre blanc, eau et huiles essentielles. À ceux, donc, qui se demanderaient si « ça fonctionne » je répondrais ceci : je n’en sais rien. Je n’en sais rien mais force est de constater que ça sent le propre (j’utilise le vinaigre suscité comme adoucissant et je rajoute des huiles essentielles), que mes vêtements n’ont pas rétréci, que ma machine tourne toujours. Cette décoction semble donc parfaitement remplir son rôle et je vais finalement revenir sur ce que j’ai dit quelques lignes plus haut : ça fonctionne. Ma chemise vous dirait qu’elle me gratte beaucoup moins que lorsque j’utilisais de la lessive industrielle ; ma veste clamerait haut et fort à quel point elle est douce sur ma peau, « c’est un vrai bonheur » ajouterait-elle. On adore.

De gros problèmes bien vite réglés

Pour le spray c’est un peu la même histoire. Une seule chose me chagrine mais ça n’a rien à voir avec la recette. J’ai utilisé un récipient-spray (comment appelle-t-on cela ?) du commerce et j’ai enlevé l’étiquette mais une couche de colle est restée sur le plastique, ce qui fait que la prise en main est parfaitement désagréable. J’essaye, croyez-le, de relativiser. Je pense à ce bon vieux copain qui me dit, quand je suis au fond du seau, qu’il y a plus grave dans le monde (les enfants qui meurent étant l’exemple le plus courant), mais rien n’y fait. Quand je vois cette couche de colle, que je n’arrive pas à enlever sur le récipient-spray qui me nargue, me défie et me provoque, une colère sourde mêlée à une tristesse muette me noue l’estomac. J’ai parcouru Internet à la recherche d’une solution mais rien n’y fait.

Prudence recommandée

Outre ce léger inconvénient, je dirais que ce liquide fait par mes soins rempli son office : de la surface nettoyée se dégage une délicate odeur de citron qui me rappelle la Provence lorsque, petit alors, tenant ma mère par la main, nous nous promenions à travers les champs de cerisiers desquels les fleurs tout juste écloses donnaient à la nature cet aspect cotonneux, nuageux et d’où nous parvient l’arôme citronné d’un soleil d’azur qui… Enfin bref. Je voulais aussi vous dire que cette recette n’est pas sans danger : car mélanger du bicarbonate de soude et du vinaigre blanc c’est comme plonger un Menthos dans une bouteille d’une célèbre boisson aromatisé au Cola (pour ne pas dire Coca-Cola) : ça fait pshhhhhhhhhhhhhhht. Il faut donc verser tout doucement le NaHCO3 dans la solution aqueuse d’éthanol et ça, je ne sais pas faire ; vous imaginez donc le résultat. Je devrais faire un vlog de cette passionnante histoire.

Pour conclure, je dirais deux choses. La première chose c’est que je fais beaucoup d’économie grâce à ça et la deuxième je l’ai oubliée. Mais sachez que tout ceci est d’une simplicité enfantine, bon pour la planète et surtout bon pour vous, vos enfants, sans oublier le chat !

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