Comment je suis devenu un rôliste

Pour commencer par le commencement relatons, si vous le voulez bien : mon expérience de rôliste. Comme vous pourrez le lire tout au long de l’article, j’écris souvent « j’y reviendrai ». Tout ceci signifie que cet article n’est que l’introduction de ma série sur le JdR. Je compte parler de beaucoup de choses assez diverses. Mais… j’y reviendrai !

Une passion qui m’anime depuis mes 12 ans

Vous vous imaginez sûrement que tout commença à 12 ans, qu’un ami à moi vint me voir dans la petite chambre malodorante et en désordre que j’occupais alors. Il m’aurait dit : « Connais-tu les jeux de rôle ? » J’aurais répondu « Non. » Et l’aventure commençait…

(Vous pensez même peut-être – si vous vous êtes perdus ici – que je tue des chatons, que je ne me lave que pour les grandes occasions, auxquelles je n’assiste pas puisque je n’ai pas d’autres amis que les personnes avec qui je joue, et qui elles-mêmes ne se lavent pas, que je mange des pizzas surgelées non décongelées, que j’ai treize ans, j’en passe et des meilleures.)

Eh bien tout ceci est faux ! Je ne suis pas un rôliste de la première heure du tout (la suite de l’article vous le dira), j’ai plongé dedans alors que j’avais vingt ans passés ! (J’adore les chatons donc je ne les tue pas et je me lave sûrement beaucoup trop. Je n’ai pas 13 ans.)

Tout a commencé dans une Twingo

Beaucoup de choses se passent dans une Twingo. Imaginez la scène. 2010 (j’étais alors au début de ma vingtaine). Je suis confortablement avachi à l’arrière de la Twingo (qui est en fait très spacieuse à l’arrière) et alors qu’après deux minutes de route, mes paupières se fermant, je me sens glisser vers un sommeil délicieux, j’entends que, à l’avant de la voiture, l’on évoque une future partie de jeu de rôle. Je freine ma descente dans le royaume de Morphée et, d’un coup d’un seul, émerge dans le monde des vivants : « Vous faites du jeu de rôle ? » demandai-je à mes deux covoitureurs.

Je ne laisse pas planer le suspens plus longtemps : ils en faisaient. Je leur ai alors annoncé que depuis bien longtemps je voulais jouer. Miracle ! Je discute donc un peu plus avec le MJ (qui n’est pas le conducteur de la Twingo) et je lui fais part de ce que j’imagine être une bonne partie : une immersion totale dans un univers et une incarnation totale d’un personnage (douce illusion, ceci est impossible mais j’y reviendrai). Au final, et je l’ai compris plus tard, les dés je m’en moque un peu. Je ne suis pas là pour éclater de l’orque et taillader du gobelin ; je veux du complot, de l’intrigue et de l’enquête (la fin justifiant les moyens, je me déferai néanmoins de tous ceux m’empêchant de l’atteindre – la fin).

Qin

Et c’est ainsi que commença ma vraie vie de rôliste (j’avais déjà eu une petite expérience à D&D mais c’était franchement pas terrible, je dois le dire). J’ai donc joué à mon premier jeu : Qin, et pour cela j’ai créé mon premier vrai personnage : Gong Mao. Un devin-boxeur-beau-gosse. Je reviendrai certainement plus tard sur mon personnage et sur mes parties.

Et voilà… Ici s’arrête ma vie de joueur.

Pourtant cela va faire presque sept ans que nous y jouons : nous sommes trois joueurs (deux mecs et une fille) et un MJ. Au début, c’était toutes les semaines, puis tous les mois, puis nous avons fait une pause, puis nous avons repris. La campagne officielle (excusez du peu) avance bon an mal an et ce malgré nos parcours différents qui nous ont menés aux quatre coins de la France (et même du monde).

Perpétuer la passion : devenir MJ

In nomine satanis

Eh oui ! D’aucuns diraient que c’est la suite logique. J’en parle (du JdR) à d’autres amis et eux aussi sont intéressés. À croire que ça intéresse tout le monde ! Ça, c’était il y a déjà plusieurs années. Je leur propose de jouer à In Nomine SatanisJe ne sais pas ce qu’il m’a pris mais j’ai décidé de créer moi-même mon scénario. J’ai adoré faire ça mais ça demande un sacré investissement surtout quand, comme moi, votre esprit se laisse facilement submerger par la foule de détails que l’on pourrait ajouter pour créer une histoire et des PNJ criant de réalisme – parce que, oui, j’ai voulu créer des personnages et des histoires criant de réalismes à INS. Là, ç’a été des barres de rire (comme disent les jeunes). Mes joueurs (deux mecs et une fille, encore une fois) et moi on avait décidé de bien délirer et on a vraiment bien déliré. J’ai eu la chance d’avoir à ma table : un énorme bourrin (au cœur sensible), un intello qui souhaitait mener à bien l’enquête – quelle idée ! – et une joueuse très maline qui savait parfaitement mener sa barque. Un cocktail explosif. J’y reviendrai certainement plus tard, les compte-rendus valent le coup. Malheureusement, je ne sais pour quelles raisons, l’expérience a été de courte durée. (Mes joueurs diraient que c’est de ma faute mais ne les écoutez pas.)

Cthulhu

Depuis peu, j’ai donc décidé de retenter l’expérience et de revêtir à nouveau l’habit de MJ avec trois joueurs (deux mecs et la vraie Clara, encore et toujours le même schéma). L’énorme bourrin (au cœur sensible) dont je parlais est de nouveau de la partie (beaucoup plus calme et délicat). J’ai donc eu le plaisir de les faire jouer à la V7 de L’Appel de Cthulhu. Je ne m’étends pas plus sur le sujet car je compte bien vous décrire les parties et mes ressentis.

Maintenant vous savez tout ! À très vite !

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